Les lieux

Mise à jour à venir dès programme définitif Février 2017

AUDIERNE

LE DESSUS DES HALLES
1, place des Halles, premier étage
Lat . 48° 01′ 24 N – Long. 4° 32′ 21  O
À l’emplacement des anciens garages de l’Hôtel de France, la construction d’un marché couvert est confiée en 1966 à M. Mocaer,  architecte brestois. L’ensemble était entièrement destiné aux commerces mais, depuis 1996, l’étage est attribué aux associations. Puis la grande salle, rénovée en 2011 par la municipalité, trouve sa vocation comme espace d’exposition. Mis à la disposition de l’association Art Ria, qui en fait le lieu vivant de l’art contemporain dans le Cap-Sizun, ce vaste espace bénéficie d’un éclairage zénithal parfaitement adapté à cet usage.

ÉGLISE SAINT RAYMOND
rue Émile Zola
Lat . 48° 01′ 22 N – Long. 4° 32′ 29  O

Saint Rumon, moine de Cornouaille anglaise ayant vécu au Xe siècle, remplacé au XVIIe, lors de la Contre-Réforme, par
Saint Raymond Nonnat, d’origine espagnole disparu au XIIIe siècle. Édifiée au début du XVIIe siècle grâce aux dons des habitants,
il faudra plusieurs campagnes pour l’achever sous la menace de catastrophes proférée par le clergé. Le naufrage d’une flotte marchande d’Audierne relance les ardeurs
en 1643. La vocation maritime de la ville est indiquée par les motifs de navires sculptés en bas-relief au-dessus des portails ouest et sud qui rappellent aussi l’origine des dons.
Le clocher à lanternons accosté de deux tourelles octogonales est de style baroque.
Des colonnes torses surmontées de pinacles encadrent le porche ouest, celles du porche sud, à nid d’abeilles, soutiennent une ouverture en anse de panier au tympan ajouré.
Dans le chœur, le tabernacle du maître-autel de 1685 est surmonté d’un petit baldaquin à volutes. On remarquera le grand tableau de Gustave Lassalle (1815-1886),
«Le martyre des sept Macchabées», don du roi Louis-Philippe

 

PATRONAGE SAINT JOSEPH
6, rue de Kerydreuff

Le bâtiment du patronage est construit par la paroisse entre les deux guerres dans la campagne dénuée de toute construction qui dominait alors la ville.
Il accueillera successivement le premier cinéma d’Audierne, la clique, le théâtre, le Cercle de danse, la troupe de scouts, l’équipe de foot de l’Armen, les kermesses…
De son esplanade qui a conservé un charme rural, le patronage a vu défiler ainsi plusieurs générations d’Audiernais sans jamais se détourner de sa vocation initiale destinée à l’accueil de la jeunesse. Vocation qui se poursuit aujourd’hui alors qu’il a été réaffecté comme gymnase au profit des élèves du collège Saint-Joseph.
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PONT-CROIX
ANCIEN PETIT SÉMINAIRE
Boulevard du général de Gaulle

séminaire N&B. webCette immense bâtisse au cœur de Pont-Croix a résonné des voix de générations d’adolescents durant 150 ans. En 1822, l’abbé Le Coz rachète cet ancien couvent des Ursulines, vendu comme bien national à la Révolution française, et en fait don à l’Évêché. Soucieux de la formation et du renouvellement du clergé diocésain, il s’agit d’en faire un petit séminaire. Rapidement, l’établissement accueille plus de 300 élèves venus de Cornouaille et de tout le département. Plus ou moins volontaires, les candidats au sacerdoce y reçoivent une éducation rigoureuse et se plient à une discipline drastique. En 1894, 56 petits séminaristes entrent aux grands séminaires de Quimper et de Saint-Pol-de-Léon. L’établissement pontécrucien remplit son office.
Au lendemain de la Première Guerre mondiale, tous les élèves sont pensionnaires et ne rentrent chez eux que trois fois par an. Avec le temps,
la vocation sacerdotale des élèves est de plus en plus diffuse, mais
la réputation éducative du petit séminaire lui permet d’attirer des effectifs importants jusqu’au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. En formant une partie de l’élite locale du sud du département, l’établissement a marqué la mémoire collective du territoire, à défaut de susciter de la nostalgie de la part de certains élèves. La position excentrée de Pont-Croix et l’évolution des mentalités vis-à-vis de l’internat amèneront toutefois le petit séminaire à fermer ses portes en 1972. Depuis lors, les murs se cherchent une nouvelle vocation.
Ils ont été rachetés par la commune en 2015.

 

PLOZÉVET
Chapelle de la Trinité
Rue de la chapelle

trinté-nb-siteLa chapelle de la Trinité, fondée au XIVe siècle et dont la nef témoigne du style architectural du Pont-Croix, est le témoin cinq siècle plus tard d’un autre mouvement artistique local. À l’aube du XIXe siècle s’amorce puis se diffuse l’art de la parure des costumes de fête dans les milieux populaires bretons. Les brodeurs deviennent peu à peu des personnalités prestigieuses dans les communautés et rivalisent de créativité pour donner à chaque terroir ses couleurs, ses motifs, ses rubans, ses dentelles… Les costumes du Pays Bigouden sont parmi les plus remarquables avec ses plastrons de velours noir où sont brodés avec des fils d’un or éclatant, de rouge vif ou de vert des plumes de paons, des soleils, des fougères ou des cornes de béliers. D’abord itinérante, la profession s’organise en spécialités, mutualise ses moyens et se sédentarise, comme ici à la Trinité. Le hameau, dominé
par sa chapelle, rassemble en 1899 125 brodeurs-tailleurs, selon Pierre-Jakez Hélias dans Le Cheval d’Orgueil . Dans le Pays Bigouden, nous explique l’écrivain, les brodeurs sont souvent des hommes « unis dans l’orgueil d’un métier extraordinaire, un métier contre nature disait l’un d’eux, parce qu’il aurait mieux convenu aux femmes. Mais les femmes n’avaient pas les doigts assez durs pour enfoncer l’aiguille dans le gros drap de Montauban. Cependant, la profession vit bientôt ses derniers feux. Dans l’entre-deux-guerres, le port du costume de fête, peu pratique, démodé et onéreux, particulièrement chez les hommes, tombe peu à peu
en désuétude.

 

POULDERGAT
Skol Sant Anton
18, rue de Pratanirou

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En 1902, le nouveau gouvernement
de Jules Combes décide d’interdire aux congrégations religieuses l’instruction des enfants. On a peine
à imaginer aujourd’hui le séisme que suscite cette décision en Bretagne où la foi et l’emprise de l’Eglise restent prégnantes, particulièrement dans le domaine de l’éducation scolaire.
À Pouldergat, plusieurs années sont nécessaires aux autorités de l’État pour parvenir à laïciser l’école des filles Saint Joseph dont s’occupe la congrégation des Filles du Saint-Esprit depuis près de 50 ans. La résistance d’une partie des habitants et des autorités locales n’est réduite
qu’en 1907 par l’intervention de 60 gendarmes qui expulsent manu militari les sœurs de l’école. Las, la nouvelle institutrice laïque se plaint au préfet d’insultes, de manuels brûlés et surtout de la désaffection des jeunes filles de la commune. Une grande partie d’entre elles suivent, en effet, l’école clandestine organisée par les sœurs réfractaires. Condamnées en justice, sur dénonciation de l’institutrice,
les sœurs se mettent en quête d’un terrain sur la commune et, avec l’aide des paroissiens, construisent en un an une nouvelle école sous le patronyme de Saint-Antoine en se gardant bien d’en devenir les enseignantes. Dans l’entre-deux-guerres, cette école accueillera 160 jeunes filles en moyenne chaque année. À la même époque, l’école publique des filles, dans les locaux de l’ancienne école Saint-Joseph, dépassera rarement la quinzaine d’écolières. Fermée en 2008, l’école Saint-Antoine est investie par
le collectif artistique « le Genou Vrillé » en 2013.
Les nouveaux propriétaires en ont fait
le cadre principal de leur activité de plasticiens. Ils y reçoivent tout au long de l’année de nombreux artistes,
en résidence, en exposition ou en partenariat pour l’organisation d’événements.